Deux militants ont été condamnés à deux mois de prison ferme. Le chargé de campagne nucléaire a été jugé coupable de « complicité » dans le cadre de ses fonctions à Greenpeace et sanctionné de cinq mois de prison avec sursis. Les six autres prévenus sont condamnés à cinq mois de prison avec sursis. De plus, l’association Greenpeace, jugée coupable, devra payer une amende de 20 000 euros et elle devra verser 50 000 euros à EDF au titre du « préjudice moral ». Concernant le « préjudice matériel », Greenpeace France doit provisionner 20 000 euros. Thionville- Greenpeace A Thionville, rassemblement de soutien aux militants de Greenpeace. Selon Greenpeace, « c’est la première fois que des militants de l’association sont condamnés à une peine de prison ferme. Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire de Greenpeace France, est condamné pour « complicité » alors qu’aucun fait n’a été établi. Ces lourdes sanctions ne sont pas acceptables pour l’organisation qui a joué son rôle de lanceur d’alerte. Greenpeace France tentera d’en convaincre la Cour d’appel et ne cessera pas de dénoncer l’irresponsabilité d’EDF en matière de sécurité nucléaire. Tout comme elle continuera à participer au débat institutionnel pour démontrer la fragilité des installations nucléaires d’EDF. » EDF réclamait à l’association et aux activistes plus de 700 000 euros en réparation dont 500 000 euros pour « atteinte à sa crédibilité ». Ces exigences exorbitantes montrent bien à quel point les lanceurs d’alerte visent juste par leurs actions. En obligeant l’électricien à améliorer la sûreté de ses installations – pour autant que cela soit possible, à défaut de rendre le nucléaire inoffensif –, les lanceurs d’alerte comme Greenpeace devraient être dûment reconnus d’utilité publique et, pour cela, justement subventionnés.

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